BUCOVINE.com

BUCOVINE - BUCOVINE.com Le Site Web de la Bucovine

Oradea
BUCOVINE.com : Le site Portail de Bucovine, de Moldavie, de Transylvanie, de Roumanie et des Carpates.
Ce site Web n'est pas le site officiel de la Bucovine, de la Moldavie et de la Roumanie, il a été créé en hommage à nos parents.
DERNIERES NOUVELLES de BUCOVINE.com ci-dessous à chaque changement de page :
 
 Vous souhaitez parler de votre ville, de votre région, développez un texte sur un auteur, un peintre ou sur le cinéma, le théâtre ; notre site vous est ouvert, contactez-nous !

Danube

Culture

Faune

  

Oradea

Oradea, une des plus belles villes d’Europe Centrale, elle est la porte d’entrée de la frontière ouest de la Roumanie et la capitale de la région du Bihor.

Blason d'OradeaSituée sur les collines, aux pieds la Plaine de Crisana et des Carpates Occidentales et sur les rives du Fleuve Crisul, la ville basse un mélange d’empreintes nostalgiques du passé, un environnement magique et un souffle de perpétuel changement.
Le Petit Paris, comme il était de coutume d’appeler Oradea Mare au début du 20ème siècle, garde encore aujourd’hui un esprit “Belle Époque”.

Ce sentiment est rendu par le style architectural “Sécession” qui donne á la ville cette élégance si spéciale, en préservant l’atmosphère du tournant du siècle dernier.

La ville suggère aussi l’esprit de sa communauté qui, pendant des siècles, fut située au carrefour des routes commerciales, á la jonction des civilisations de l’Est et de l’Ouest.
De nos jours, les habitants d’Oradea sont bien conscients de l’héritage historique que leur laisse leur ville, qui engendra son développement et donna de la valeur aux intérêts transitoires des forces politiques d’EuropeOradea pont sur la riviere Centrale et Occidentale.

La ville nous donne aussi un bon exemple de cohabitation de différents groupes ethniques, tous participant au développement d’un endroit ou il fait bon vivre et propice aux réussites individuelles.
La situation géographique de la ville, sur les rives du fleuve Crisul, á la jonction entre la Plaine ouest

et la chaîne de montagnes Apuseni ainsi que sur la route commerciale reliant l’Europe Occidentale et Centrale á l’Orient, a aidé Oradea á devenir un centre politique, économique, religieux et culturel important.

Depuis la Préhistoire, cette région fut habitée par une population original, toujours prête á développer des contacts avec les groupes humains de passage a Oradea ou s’y installant.
Faits et chiffres:

Une aire de 11.556 hectares, la 10ème ville de Roumanie.
Une population d’environ 210.000 habitants.
Structure ethnique de la population: Roumains 70,3%, Hongrois 27,6%, Autres 2,1% (Allemands, Juifs, Slovaques, Gitans, etc.) .
Passage Structure religieuse de la population: Orthodoxes 59%, Greco catholiques 3,3%, Roman catholiques 11,2%, Neo-protestants 16,3%, Baptistes 3,6%, Pentecôtistes 4,6%, Autres 2%
Position géographique: á l’ouest de la Roumanie, au croisement des routes reliant l’Europe du Nord et Centrale avec la partie Sud-est du continent .


Oradea se situe à 10 km de Bors, le plus important point de passage frontalier de toute la frontière ouest.
Accès:
Avion, vols internes Bucarest Oradea (1 h 15 min)
Avion, vols externes Verone-Oradea
Lignes de train externes reliant les plus grandes capitales européennes
Routes internationales E60 et routes européennes
Il existe des preuves que la zone appelée Oradea-Salca était habitée par une population Thrace de l’Age de Bronze (2200-1150 avant JC), représentant la culture Ottomane qui avait son épicentre dans la région du Bihor. Durant la période de l’Age de Fer (1150 avant JC), la zone était peuplée par des tribus Daco Gètes appartenant aux Thraces du nord du Danube dirigées par Burebista (1er siècle avant JC) depuis la fin de l’Antiquité (2ème et 3ème siècles) et jusqu’au 6ème siècle.

Puis, la zone fut occupée par les Daces libres, suivis des Daco Romains (6ème et 8ème siècles) et finalement par les Romains qui, du 9ème au 11ème siècle firent partie de formations nationales plus importantes dirigées par Menumorut et résidant á Biharea, près d’Oradea.
Le long processus de fusion entre les habitants Daces et les Romains pour devenir le peuple roumain a souvent été interrompu par des invasions étrangères comme celles des Huns, Gepids, Avars et Slaves. La plupart de ces groupes rejoignirent la région d’Oradea-Salca, le coeur d’un endroit destiné á devenir plus tard une ville médiévale étendue.

Il existe beaucoup de preuves archéologiques datant de la période avant le Moyen-âge qui témoignent desOradea -Statue de Michel le Brave contacts permanents entre les communautés de cette partie de la Roumanie et les civilisations orientales et occidentales.
Après l’an 1000, Oradea étend son territoire et devient l’endroit qui sera, au 19ème siècle, une ville moderne basée sur des activités de commerce qui l’amèneront á renforcer sa position et á s’imposer comme un important centre d’affaires en Europe Centrale et Orientale.

Les causes de cette transformation spectaculaire sont complexes et multiples: d’abord, la situation géographique de la ville, son environnement naturel formant un pont de communication avec l’Europe Centrale via le fleuve Crisul Repede; ensuite, le fait que les centres d’activité de la ville étaient habités en permanence jusqu’au tournant du deuxième millénaire.
Pendant le 1er millénaire, Biharia, un endroit avoisinant Oradea était le centre le plus important, durant le règne de Menuromut (début du 10ème siècle). Il faut aussi se rappeler que la population roumaine vivant dans la forteresse a souvent barré la route aux Hongrois traversant la région du Bihor. Ils étaient subordonnés religieusement á l’Empereur de Byzance, avec qui ils entretenaient des relations directes.
Le Royaume de Hongrie, chef de file nouvellement imposé, fit d’Oradea un centre catholique important entre le 11ème et 13ème siècles et un centre religieux administratif en fondant l’Évêché Roman-Catholic durant le règne du Roi Ladislav (1077-1095).

Depuis ces temps, Varadinum (Oradea), mentionnée originellement sous cette toponymie en 1113, acquit plus de prestige et atteint un niveau de développement plus important que Biharea ou d’autres villes dans la région.

La conquête de la région et l’essai de catholiciser les roumains y résidant les amena á se soulever afin de préserver leur culte orthodoxe, en rejetant l’organisation politique et ecclésiastique du monde occidental.
Après la conquête de Constantinople par les Romains, en 1204, qui engendra un prosélytisme marqué dans les régions habitées par des congrégations orthodoxes, ils maintenèrent les évêchés orthodoxes dans le Bihor, et quelques autres formations de moines grecs au sein de l’évêché Roman Catholique d’Oradea.
La position importante qu’atteignit l’évêché Roman Catholique á Oradea, représentant les intérêts du Royaume Hongrois autant que ceux du Pape, lui valurent un intérêt spécial de la part du Royaume Hongrois et de la Transylvanie.

En ces temps, les deux institutions religieuses fonctionnaient dans le castrum existant et dont la position au 12ème et 13ème siècles exigea le déplacement du centre de la ville médiévale á l’endroit de la future Citadelle, entourée par plusieurs districts, un endroit aux changements permanents.

Les chroniques écrites sur la Citadelle relatent le fait qu’en 1241, durant l’invasion Tartare d’Oradea, la forteresse d’argile avait une forme ovoïde, comme mentionné par le moine Rogerius dans son Carmaen misérable.

Après le siège, les autorités locales durent penser á reconstruire la Citadelle et á la transformer en bâtiment fortifié, symbole du pouvoir en place. Ainsi, après maintes restaurations durant le 16ème siècle, après la bataille de Mohacs (1526) et l’installation des pashalik á Buda (1540), les princes Transylvains eurent le vaste projet d’ériger une forteresse solide à Oradea, pour résister aux invasions turques.
La prise de pouvoir par les Turcs (1660-1692) fut plutôt calme car les nouveaux dirigeants avaient la volonté de maintenir des rapports cordiaux avec les habitants d’Oradea, dans l’intérêt évident d’assurer la paix sociale au quotidien.

L’administration d’Oradea fut remise entre les mains du pasha d’Oradea pendant 30 ans, qui fut aussi nommé capitaine de la Forteresse. En conséquence, les autorités locales furent remplacées par des officiers turcs, nommés pour contrôler l’administration de la ville, un personnel militaire turc fut crée et une nouvelle structure religieuse émergea pour répondre á leurs croyances.
L’annexion á l’Empire Habsbourg en 1692, après la victoire contre les Turcs, est un moment crucial dans le processus de promotion des principales caractéristiques des temps modernes.

La nouvelle politique dans le domaine de l’administration, de l’économie, des finances, de la culture et de la religion, se concentre sur la consolidation du centralisme étatique pour donner un contrôle complet sur les territoires appartenant désormais á la Cour de Vienne.

Un des premiers pas á faire était de restituer l’Église Catholique en Europe Centrale, d’où la présence de l’Évêché Roman-Catholic á Oradea.
Pendant plus de 200 ans, jusqu’á 1918, la ville connut beaucoup de changements territoriaux, et les différentes factions installées ayant coopéré pendant des siècles s’unifièrent finalement pour créer Oradea Mare.

Le 19ème siècle fut un siècle décisif en ce qui concerne le développement de la ville installée sur les rives du fleuve Crisul Repede, passant du statut de ville médiévale á celui d’une grande cité, définie par sa conception urbaine moderne et ses facilités publiques et institutionnelles.

Cette orientation se construit graduellement en parallèle avec l’unification territoriale et administrative. Après 1860, Oradea Mare comportait quatre vieilles villes: Oradea-Olosig, Oradea-Orasul Nou, Oradea-Sucetate et Oradea-Velenta, avec une population de 18.404 habitants (Hongrois, Roumains, Allemands, Juifs…) en 1850.

La prochaine étape fut de gagner le statut de municipalité (1870), mais avant d’atteindre ce statut, le conseil municipal qui était constitué de membres de la société civile, essaya d’obtenir une administration unique, et, plus tard, la consolidation de l’autonomie économique et administrative en opposition avec l’Évêché Roman Catholique et le Capitulum qui avaient encore le monopole sur les marchés et le revenu des activités commerciales.

Oradea centreAprès 1918, avec une nouvelle condition géopolitique, la ville fut intégrée dans la structure administrative du pays unifié, Romania Mare, caractéristique de la période d’entre les deux guerres mondiales, et devint la principale ville du district.

L’approche de la deuxième guerre mondiale á des effets négatifs sur la stabilité au sein de la communauté d’Oradea, influençant sa destiné en ce qui concerne l’annexion de la ville pour une courte période á l’Etat Hongrois.

Selon le Dictat de Vienne (30 août 1940), la partie nord-ouest de la Roumanie est annexée á la Hongrie et le restera jusqu’au 25 octobre 1944, quand la région est libérée de l’occupation Austro-hongroise par les troupes roumaines et soviétiques.

Oradea est libérée le 12 octobre de la même année et fait á nouveau partie de la Roumanie, un état á présent communiste, et redevient la principale ville de la région le 9 mars 1945; plus tard, en 1964, elle devient la première ville du Bihor, un statut politique qui la rend moins accessible aux nouveaux venus s’installant.

La Révolution de 1989 n’entraîne aucun changement dans le statut administratif de la ville mais apporte des changements radicaux dans le système électoral du conseil municipal. Les maires de la ville sont élus librement par la communauté, sans interférence d’aucun pouvoir supérieur.
Faits et chiffres:
La zone connue sous le nom d’Oradea-Salca était habitée par une population Thrace dans l’Age de Bronze (2200-1150 avant JC)
En 1113 Varadinum (Oradea) fut mentionnée pour la première fois sous cette toponymie
La Forteresse fut construite entre 1092 et 1095, détruite par les Tatars en 1241, puis fortifiée dans la seconde moitié du 16ème siècle
Entre le 11ème et le 13ème siècles, Oradea devint un important centre administratif catholique et religieux, grâce á la fondation de l’Évêché Roman Catholique durant le règne du Roi Ladislas I (1077-1095)
Sous l’emprise turque de 1660 á 1692
Annexion á l’Empire Habsbourg en 1692
En 1870, Oradea Mare au rang des municipalités
Le 12 octobre 1944, Oradea libérée de l’occupation austro-hongroise par les troupes roumaines et soviétiques
Élection démocratique du maire et du conseil municipal
Sans aucun doute, la mise á exécution á la fin du 19ème siècle de l’accord entre le conseil municipal et les représentants de l’Église Roman-Catholic fur un moment crucial, l’Église renonçant son droit centenaire á amasser les revenus des taxes douanières et des impôts payés pour les participations annuelles ou hebdomadaires aux marchés.

Petit á petit, la ville devient consciente, au niveau des dirigeants et de la communauté, de la nécessité de créer une stratégie qui lui permettrait de s’ancrer économiquement et institutionnellement dans un cadre reconnu par l’Etat et de procurer des conditions de vie qui répondent aux besoins de la communauté d’Oradea.
Le projet final lié au plan des autorités locales pour moderniser les rues selon un projet urbain, avait pour but de valoriser les bâtiments neufs et anciens. Autour de l’année 1900, un projet de construction devint opérationnel et se matérialisa sous forme de résidences ayant un but économique, institutionnel (éducatif et culturel), religieux, et surtout habitables.

L’objectif de cette approche, souvent polémiquée en ces temps, était de faire d’Oradea Mare une ville au statut de ville européenne, c’est-à-dire satisfaisant les demandes de confort artificiel ou naturel quotidiennes de ses habitants, et développant des activités économiques et culturelles qui pourraient générer la prospérité et la réussite spirituelle.
Le régime communiste roumain s’effondre le 22 décembre 1989 et la nouvelle situation politique qui s’en suit permet a Oradea de redécouvrir sa vocation européenne dans les domaines culturels et économiques, de regagner son statut de ville située au carrefour de multiples routes: la porte ouest de la Roumanie pour l’Europe, le pont occidental pour l’Europe Orientale et l’Orient. La ville a á présent une position privilégiée et regarde avec espérance vers le futur.
Les bouleversements économiques, sociaux, ethniques et religieux en Roumanie ces 10 dernières années ont légèrement affecté Oradea, mais sa communauté s’est finalement montrée assez sage; il y a de la place Oradea l'église catolique romaine du 18eme sieclepour chaque groupe ethnique vivant dans la ville: roumains, hongrois, allemands, juifs, slovaques, gitans etc.
La propriété privée s’est développée, amenant le bien-être social; les problèmes sociaux sont en moindre nombre que dans d’autres grandes villes de Roumanie, mais ils existent néanmoins. L’émulation culturelle a retrouvé sa force d’antan, et les cultes religieux ont essayé d’offrir un cadre de tolérance et d’ouverture á la communication.
Au début du 3ème millénaire, la ville d’Oradea est placée sous le signe des croyances, de l’Église, d’une société civile qui souhaite, plus que jamais, vivre son présent et son future dans la dignité.

écologie
réhabilitation du système de chauffage du district
réhabilitation du réseau eau/eaux usées
préservation du patrimoine culturel, de la forteresse
parcs, zones vertes, revitalisation des rives du fleuve et des zones piétonnes
Grâce à son excellente position géographique, Oradea a prospéré économiquement et a eu des activités commerciales très tôt, comme en témoignent les nombreuses corporations organisées selon leurs profils distincts et à travers de multiples expositions ou les marchands de toute l’Europe et du Moyen-Orient se rassemblaient fréquemment pour vendre leurs marchandises.

Les premières activités économiques et commerciales, qui devinrent par la suite des traditions, furent reprises par les futures générations. Des entrepreneurs développèrent un profil industriel, des usines qui produisaient des équipements agricoles, des matériaux de construction, de la bière et de l’alcool, une industrie légère de marchandises. Les institutions bancaires et de crédit aux capitaux hongrois, allemands et roumains créées pour la plupart après 1850 eurent un rôle important dans la stimulation du développement de la ville.
De nos jours, les hommes d’affaires qui cherchent des partenaires de confiance, intéressés par investir ou conquérir de nouveaux marchés pour leurs produits, peuvent trouver à Oradea l’endroit idéal pour démarrer leur activité. Ici, il y a plus de dix mille entreprises privées couvrant une large variété économique: industrie, transport, fabrication, services et agriculture.

Un homme d’affaire n’a pas besoin de s’atteler seulement à une des branches de l’industrie locale existante car Oradea doit être considérée alternativement comme une terre riche et capable de correspondre à n’importe quelle initiative.

Faits et chiffres:detail archi
plus de 10.000 entreprises au registre d’Oradea
récemmencent, 25.000 entreprises au registre du Bihor
principales activités: industrie alimentaire, industrie de fabrication (textile, chaussures, vestimentaire, cuirs), industrie du bois, chimie, énergie, matériaux de construction, machines, transport, commerce, communication, immobilier
du personnel qualifié disponible
Oradea est aussi un centre social et culturel important, la plus vielle cité humaniste de Transylvanie. Les évolutions dans les domaines religieux et culturels étaient destinées, entre autres, à promouvoir la mise en place d’un système éducatif public et indépendant dans la région.

L’Académie Royale, ouverte en 1780, est un exemple d’encouragement de l’éducation en étant le premier pas vers l’éducation universitaire à Oradea, et en proposant des études de philosophie au début, puis de droit en 1788. L’Ecole de Droit a fonctionné sans interruption jusqu’a 1934 et nous trouvons désormais à Oradea l’université la plus dynamique du pays.

Parmi les nombreuses organisations culturelles de cette période, les suivantes méritent d’être mentionnées: les fondations Nicolae Jiga et Emanuil Gojdu destinées à aider les roumains orthodoxes à s’instruire et se cultiver; Societatea de lectura a tinerimii romane Oradea Mare (Le Club de Lecture pour la Jeunesse d’Oradea), qui s’est battu pour développer ses activités littéraires personnelles; le Club d’Archéologie et d’Histoire du Bihor (1871) dont les membres dirigeaient la création du musée d’Oradea (1896);

ASTRA (Association Transylvaine pour la Littérature Roumaine et la Culture du peuple roumain) fondée à Oradea en 1867 avec le soutien de Iosif Vulcan, Nicolae Zigre, dr. Aurel Lazar, Nicolae Jiga; le choeur d’Hilaria (1875), très important dans la vie musicale de la communauté; l'association des Fans de Musique d'Oradea Mare (1890), destinée à faire revivre la musique dans la ville; le Club Szigligeti (1891) soutenant les arts délicats et les librairies communales, dont étaient membres Iosif Vulcan et Ady Endre; le Club Holnap, initié en 1908 pour promouvoir la littérature hongroise, en particulier à travers le poète Ady Endre.
La presse a contribué essentiellement à la création d’un climat culturel même si les institutions politiques et éducatives tendaient à regarder vers l’Histoire passée. C’est pour cette raison que la tentative de Iosif Vulcan et Ady Endre, personnalités spectaculaires d’Oradea, est d’autant plus louable car elle était destinée à servir leur propre nation à travers une offre culturelle inspirant le respect mutuel.

En 1865, ce dernier publia le magazine culturel roumain le plus important de Transylvanie, Familia, qui fit honneur aux débuts du poète roumain national Mihai Eminescu; celui-ci était le poète hongrois le plus important du 20eme siècle, collaborateur du Nagyvaradi Naplo, avec d’autres écrivains et personnalités académiques hongroises, dont Tabery Geza.

La scène culturelle actuelle propose oeuvres, concerts classiques, expositions et salons. Les événements les plus significatifs sont les Journées de la Forteresse, chaque juillet, et le Festival d’automne, avec pour point culminant le Jour d’Oradea, le 12 octobre.

Faits et chiffres:
Le Musée Tarii Crisurilor, un palais baroque construit entre 1762 et 1777 par l’architecte autrichien F.A.Hillebrandt; il fut le Palais Épiscopal Roman-Catholic et est composé d’autant de fenêtres que de jours dans l’année, 365, et de 120 pièces.
Le Théâtre National, 1899-1900, avec des représentations des sections de théâtre roumaine et hongroise
L’Orchestre Symphonique National .
L’Université avec 15 facultés, 5 collèges et 2centres de recherche (géothermie et médecine) et plus de 20.000 étudiants.

Au tournant du 20eme siècle, Oradea Mare comptait de nombreux bâtiments, qui, depuis le tout début, étaient très particuliers, de part leurs façades et toitures spéciales, leur structure interne (des pièces aux hauts plafonds, des cours avec des couloirs extérieurs, des parquets polis à souhait).
Ces bâtiments étaient au goût du jour des citoyens de l’époque, en créant un environnement spécifique, si on considère que la plupart d’entre eux sont de style Sécession, destinés à exprimer une tendance esthétique innovatrice au niveau artistique et architectural. Oradea centre ville - BUCOVINE.com Copyright © 2005

La fusion entre les arts de 1900 et une vie de tous les jours dans la mentalité européenne, carcaterisée par une attitude conspiratrice de Bohémiens, par une explosion d’énergies, dissimulées pendant des siècles dans l’ombre d’une mentalité qui ne savait abandonner la soumission, influença énormément le comportement humain.
La réalité urbaine du siècle passé peut s’identifier même aujourd’hui à travers les bâtiments aux styles divers, baroque, classiciste, éclectique, sécession, et donnent à la ville cette aura d’originalité:
La Bibliothèque Régionale Gheorghe Sincai, 1903, initialement le Palais de l’Évêché Greco catholique, 1903-1904
L’Église à la lune, construite en 1784
La Cathédrale Roman Catholique, le plus grand monument baroque en Roumanie, fait partie d’un des plus grands ensembles architecturaux de cette sorte en Europe Centrale et Orientale, avec aussi le Palais Épiscopal et Hermits Row
Le Palais de l’Aigle Noir, 1907-1909 avec une galerie en verre teinté
Le Palais Apollo, 1912-1914
L’Hôtel catholiques, 1902 (Emke Palace)
La position géographique, l’histoire très riche, la beauté des bâtiments ainsi que l’eau géothermale et ses effets curatifs miraculeux favorisent un tourisme potentiel et des activités récréatives diverses. Hôtels et restaurants de grande qualité, night-clubs, bars stylés, pubs et discos, parcs et clubs de gym peuvent permettre de s’initier à la relaxation et de s’offrir des bons moments en famille ou entre amis.

La cuisine roumaine est une bonne surprise et répond à tous les goûts. Vous pouvez aussi trouver des restaurants aux cuisines plus spécifiques:hongroise, irlandaise, italienne, américaine, grecque ou chinoise.

Un des avantages évidents d’Oradea est le paysage merveilleux qui l’entoure. Baile Félix et Baile 1 Mai,Mairie d'Oradea - BUCOVINE.con Copyright © 2005 deux célèbres stations thermales reconnues pour leurs bassins remplis d’eaux géothermales, se situent à 10 minutes de la ville en voiture.
En alternative, vous pouvez vous rendre en deux heures dans les montagnes Apuseni, et visiter la Grotte de l’Ours, un trésor pour les spéléologistes et un délice pour les touristes, où il est aussi possible d’admirer des reliefs karstiques uniques et aussi les reliques de l’Ours Spaleaus, une espèce qui disparut il y a plus de 150.000 ans et dont les os et le squelette jonchent encore le sol de la grotte.
Stina de Vale, une station de ski avec des pistes pour les abonnés des sports d’hiver, et un centre de vacances d’été pour les autres, est un endroit parfait pour la randonnée ou pour se rendre aux endroits touristiques les plus pittoresques.

A chaque saison, ces montagnes calcaires offrent des images inoubliables d’un environnement naturel authentique où les arbres, les rivières et les grottes sont un délice pour l’oeil, le corps et l’âme.
Faits et chiffres:
Baile Félix et Baile 1 Mai: des hôtels avec tout le confort moderne, restaurants, bars, piscines, centres de remise en forme et plusieurs bassins où poussent les très rares nénuphars lotus thermalis (lotus d’eau)

Les montagnes Apuseni : La Grotte de l’Ours, Stina de Vale, Jadis, la Citadelle de Ponor.
Comme tout le monde peut le remarquer, Oradea est une ville ouverte à beaucoup d’opportunités et d’intérêts car il s’agit en fait d’un endroit qui attire les voyageurs, ou l’université attend les étudiants roumains ou étrangers pour des cours d’été ou réguliers, et qui offre un cadre propice au développement du commerce ou des activités industrielles.


Retour à la Page
Villes

Retour à la Page Géographie
 

 

Danube

Culture

Faune

  

 

Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
   
 
Hit-Parade

 

                                                                    
       
Cléopatra Lorintiu est écrivain, poète, journaliste, chroniqueuse, éditrice, productrice, réalisatrice TV, grand reporter et diplomate
 
    
                                                        Copyright © 2003 -2008 tout droits réservés - Bucovine.com - organisation - webmasterbucovine.com